
Imaginez une civilisation qui a honte de blesser l'oiseau dans le ciel ou le pauvre sur le sol.
Les architectes ottomans n'ont pas oublié les petits moineaux et les pigeons en construisant d'énormes mosquées et madrasas. Ils ont construit des merveilles esthétiques 'nichoirs' sur les façades les plus sûres des bâtiments qui recevaient le moins de vent. Ce n'est pas seulement de l'amour pour les animaux, mais le reflet du hadith 'Celui qui ne montre pas de miséricorde ne sera pas montré de miséricorde' dans l'architecture. Ces structures, que vous pouvez voir sur les murs de la Nouvelle Mosquée Valide ou de la Mosquée Ayazma à Üsküdar, sont le sceau de la compassion de notre civilisation.
Les pierres de charité sont un exemple unique d'assistance sociale dans le monde. Les personnes aisées laissaient de l'argent dans le creux au sommet de ces colonnes, généralement trouvées dans les coins isolés des cours de mosquées, dans l'obscurité de la nuit. Ceux qui en avaient besoin prenaient seulement 'autant qu'ils en avaient besoin' sans que personne ne les voie, et laissaient le reste pour les autres. Ni le donneur n'était arrogant, ni le receveur n'était embarrassé. Ce système est la plus grande preuve de la confiance et de la moralité élevées dans la société. Combien nous avons besoin de cette subtilité aujourd'hui, n'est-ce pas ?
"Lorsque vous regardez attentivement le mur d'une vieille mosquée, avez-vous remarqué ces petites cavités sculptées comme un palais miniature ? Ou avez-vous déjà pensé à ce que cette colonne courte et creuse dans la cour de la mosquée est censée faire ? Ce ne sont pas que des détails architecturaux ; ils sont le reflet en pierre de la philosophie ottomane 'J'aime le créé pour l'amour du Créateur'. Venez, ouvrons une fenêtre sur ces jours où la subtilité et l'élégance atteignaient leur apogée."
Les nichoirs et les pierres de charité nous crient une chose : 'Être humain, ce n'est pas seulement penser à soi-même.' Dans le monde individualiste et axé sur la vitesse d'aujourd'hui, nous passons à côté de ces œuvres, peut-être que nous ne les remarquons même pas. Pourtant, lorsque nous nous arrêtons et regardons, nous voyons à quel point l'âme de nos ancêtres était raffinée. Nous sommes les enfants de cette civilisation qui se souciait d'un moineau resté dans le froid, qui gardait son aide secrète pour que la dignité d'une personne pauvre ne soit pas brisée. Il est de notre devoir de garder cet héritage vivant non seulement dans les pierres mais aussi dans nos cœurs.